18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 11:06

C'était mon troisième concert d'affilée à la Maison de la Radio, ce dimanche 17 janvier avec l'Orchestre

national de France, sous la direction de James Conlon, qui a dirigé plusieurs orchestres américains

prestigieux. J'étais loge 5, à une place presque symétrique de celle que j'occupais le soir précédent.

Billet pour musique d'Europe centrale joyeuse

Billet pour musique d'Europe centrale joyeuse

Le programme était composé d'une ouverture pour une fête académique de Johannes Brahms,

ainsi que de trois danses slaves et de la 8è symphonie d'Antonin Dvorak. Le grand auditorium était

bien rempli de public, un peu moins que la veille cependant. Il y avait un très grand nombre de musiciens.

Le grand auditorium vu de la loge 5, premier balcon

Le grand auditorium vu de la loge 5, premier balcon

Le concert commença par une œuvre de Brahms datant de 1881, dédiée à l'Université de Breslau,

laquelle avait décerné le titre de docteur honoris causa au compositeur, qui en était très fier. Brahms

s'était amusé à citer des chansons à boire d'étudiants dans son ouverture pour une fête académique !

La musique était joyeuse, mais l'ambiance dans l'auditorium était redevenue sérieuse, en comparaison

de ce qu'elle avait été un jour plus tôt. Nul Desproges ne venait plus semer le trouble dans l'esprit des lecteurs du livret...

L'entreprise brahmsienne était plutôt réussie, et brillamment interprétée. Aucun compositeur français ne s'est

lancé dans la compilation orchestrée des épouvantables scies que l'on subit sur les bancs de l'enseignement supérieur

national, heureusement ! Vinrent ensuite trois danses slaves de Dvorak, le fil conducteur étant les danses

hongroises de Brahms, et l'éditeur commun des deux ensembles de danses. Il s'agissait des danses 1, 2,

et 7 créées à Prague en 1887. J'aime beaucoup les danses slaves de Dvorak, c'est pour elles que j'avais

pris un billet pour ce concert. Elles sont vives, enjouées, virtuoses, on imagine de joyeuses fêtes de village

(avec beaucoup de violons quand même!) auxquelles on aimerait se joindre... Les danses slaves passèrent vite,

trop vite à mon goût. Après avoir été très applaudi, James Conlon, qui est à la fois rigoureux dans

sa direction et généreux dans sa gestuelle, revint saluer plusieurs fois.

Le chef d'orchestre américain James Conlon

Le chef d'orchestre américain James Conlon

Puis il enchaîna la suite du programme sans entracte. Les danses slaves furent suivies de la

8è symphonie de Dvorak, celle qui a précédé la Symphonie du Nouveau monde. Le livret parlait

d'une histoire simple et d'un succès immédiat de cette œuvre, d'un hommage à Brahms, et de la

création d'un folklore imaginaire « comme la plupart des grands compositeurs d'Europe centrale ».

Voilà qui laissait à penser... Cette œuvre était profuse et débordante de vitalité, et l'abondance

d'instruments accentuait l'effet d'abondance musicale. Je remarquai que le flûtiste solo avait changé

d'instrument et que cette flûte traversière nouvelle venue, noire et argentée, avait un bien joli timbre.

Le concert fut très applaudi, et le chef revint à nouveau saluer plusieurs fois.

L'Orchestre national de France aux saluts, et le chef James Conlon

L'Orchestre national de France aux saluts, et le chef James Conlon

Les trois œuvres enchaînées durèrent environ une heure et quart. Nous sommes ressortis du concert plus tôt

qu'à l'usuelle, dans le froid qui s'installait sur la capitale. On attendait de la neige, même en plaine...

Finalement les ours ne s'étaient pas trompés dans leurs prévisions météorologiques !

 

Sylvie, blogmestre

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commentaires

cuenot 18/01/2016 11:36

Ce n'est pas un commentaire mais un léger problème : je reçois tous les mails en double . C'est sympa de penser 2 fois à moi, mais un peu "envahissant". Bonne année, bons concerts.

Blog des choristes des CP13 19/01/2016 12:06

Bonne année Claude! Merci pour tes voeux. J'ai répondu collectivement à ton commentaire car ce double envoi m'a déjà été signalé et je le constate aussi mais je ne sais pas d'où ça vient. Tu as l'explication! Amicalement, Sylvie

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